Poésie – Napoléon, Charles, et toi…

Le 2 décembre 2016,

Napoléon, Charles, et toi…

Napoléon, Charles, et toi...
 

 

 

 

 

 

À toi mon pauvre ami, toi qui voulais la France,
La voyait, l’admirait, ne pouvant la saisir,
À toi mon pauvre ami, pour qui rien à de sens
Si ta patrie n’est pas: tu préfères mourir.

Tu t’es battu pour elle, envers et contre tous,
Si les « méritocrates » te doivent le panthéon,
Tu n’l’auras pas ici, les autres en ont la frousse,
De ceux qui vivent leur vie pour sauver la nation.

Mais un beau jour peut-être, le bleu du ciel naîtra,
Nuages blancs sur nos têtes, ton idéal vaincra,
Le rouge de tes yeux virera à l’azur.
 
Mon ami aujourd’hui, tu es dans l’au-delà
Et vous pleurez la France, Napoléon, Charles et toi,
C’est sans des gens comme toi que les temps me sont durs.

Introspection – Le train de la vie.

Train de la vie
Le 24 novembre 2016
On a tous déjà manqué un train de la vie pourtant à l’arrêt.
 
Aujourd’hui, jour de maladie bien carabinée, est un paradoxalement un très beau jour.
 
J’ai pu prendre le temps d’arrêter deux minutes le temps qui court et que je m’efforce parfois à tort de rattraper. Alors, avec la conscience que la terre continuera à tourner quand tout s’arrêtera pour moi, j’ai décidé de regarder un peu derrière moi.
 
J’y ai vu tous ces gens à qui j’ai tendu la main alors qu’ils n’osaient pas la prendre, comme ceux que j’avais omis d’apercevoir alors qu’ils me cherchaient du regard.
J’y ai entendu l’écho merveilleux du silence d’or de ces proches que j’aime et qui m’ont toujours soutenu sans dire un mot, comme les mots faussement flatteurs de ces moins proches qui ne raisonnent plus aujourd’hui que dans l’amère conscience qui les rattrapera à la dernière gorgée de vie.
J’y ai revécu les moments souvent trop courts passés avec ceux qui ne sont plus là pour allonger le temps fixé sur le sourire au coin des lèvres, comme les moments toujours trop longs passés à me préoccuper de ceux qui étaient toujours là pour me donner envie de raccourcir les secondes prisonnières de l’horloge de la vie parfois bien trop bruyante.
 
Il est des jours comme ceux là où regarder derrière permet de prendre en considération les acquis qui font ce que nous sommes aujourd’hui.
Nous occupons nos vies à agir pour ceux qui n’en ont que faire alors que nous oublions les nôtres, ceux qui donnent sans demander, ceux qui souffrent sans gémir, ceux qui vous sourient sans même que vous ne les regardiez.
 
Si l’on pense à tout ce que l’on a perdu ou gagné en nourrissant la haine ou la compassion, à tout ce qui a fait notre grandeur et réchauffé nos plus grandes peines, on comprend très vite qu’on a tous un jour manqué un train qui parfois même était à l’arrêt.

Présidentielles 2017 – La fracture sera salée.

Le 22 novembre 2016,

Présidentielle 2017 – La Fracture sera salée.

Ce sont eux les marionnettes du système, et nous serons ceux qui se réveilleront avec la gueule de bois. Les échardes de LEUR démocratie enfoncées dans notre chair la plus profonde.

Certains ont cru à un « sursaut » souverainiste porté par la « vague » Filloniste. La vague n’est en réalité qu’un triste tsunami de fortune s’abattant sur l’atlantiste Alain JUPPÉ. 

François FILLON, c’est le complexe d’œdipe appliqué à la politique:

Il a grandi grâce à Philippe SEGUIN, et a tué le père adoptif en trahissant son héritage et en votant pour tous les traités Européens qui nous soumettent aujourd’hui à la volonté des grands intérêts financiers et à la volonté des banques et.

Il a existé grâce à Nicolas Sarkozy, et a tué le père adoptif en reniant et en décriant tous les engagements qu’il avait lui-même pris de concert, qu’il avait lui-même appliqué, fait appliquer, jusqu’à les défendre en 2012.

En 2017, il tentera d’exister grâce à vous. Mais s’il tue le père de la démocratie, vous, le peuple en personne, ce sera de concert. Il a déjà posé les bases de la fracture irréparable qui s’annonce.

  • Vous travaillerez plus pour payer plus : Augmentation de la TVA, moins de pouvoir d’achat, prix du panier de courses plus élevé. 
  • « ILS » travailleront toujours moins pour contribuer toujours moins: suppression de l’ISF (Impôt Sur la Fortune). 
  • Vous serez abandonnés par les services publics, des petites communes rurales, aux grandes villes, vous aurez moins de professeurs, moins d’infirmières, moins de policiers: Suppression de 500 000 postes de fonctionnaires.

Enfin, toujours moins de démocratie. Comment espérer de ceux qui ont bafoué le référendum de 2005 en signant main dans la main le traité de Lisbonne qu’ils respectent demain les promesses qu’ils n’ont pas tenues hier?

En 2017 plus que jamais, si vous faites les mauvais choix… 

La Fracture sera salée.

Transports, déconnexion des « élites »: SOS, un bétail à la mer.

Bouteille à la mer

Le 15 novembre 2016,

Transport, SOS: un bétail à la mer.

6h30, Gare de Meaux, ville idylle de la globalisation inhumaine, méthode francilienne.

À la belle heure, à la fraîche heure, celle qui me plaît à déguster pour éclaircir mes sombres nuits, je les vois s’affoler. Ils courent à vive allure, se bousculent, se respectent à peine. Ils sont les chantres de la vie francilienne, les « métro-boulot-dodo », les noctambules des villes dortoir, les pauvres âmes damnées de l’hérésie socialiste prêtes à tout pour sortir du chômage.

« Tu as été mon âme damnée ; je dois être la tienne, et mes malédictions t’accompagneront jusqu’à ton dernier soupir. » Ivanhoé.

Walter Scott disait-il juste? La malédiction du transport accompagnera-t-elle les dirigeants déconnectés qui nous ont gouverné jusqu’à leur derniers soupirs? Je réfléchis à ces quelques lignes, assis sur mon strapontin honteusement libre dans ce wagon miraculeusement « vide ». Ou presque.

Les clochettes sonnent et la porte du train se referme sur une pauvre âme, damnée comme nous tous peut-être. Elle jeune, est coincée entre deux portes, gémissant. Lorsque, chahuté par la scène qui se déroule à portée, mes yeux se tournent vers elle, elle pousse un léger cri de désespoir…

« Aidez-moi s’il vous plaît » Une inconnue meldoise.

Pour « eux », nous ne sommes plus qu’un bétail à la mer, meuglant quelques SOS, parsemés ci-ou-là au gré de nos désuétudes solitaires qui garnissent pourtant l’urne dont résultent nos mauvais choix ou nos manques de courage.

Ci-vit le train, ci-gît la vie. Tous ces cris, ces SOS, je les entend à l’aube, « à l’heure où blanchit la campagne ». Agglutinés, pressés comme des oranges matinales, les usagers pleurent en silence.

-La SNCF, qui connaît bien la situation, ne rajoutera pas un wagon.           -Les politiques, qui connaissent la situation qu’on leur raconte, ne la vivent pas: ils n’en ont donc que faire.

Entre transports et prix des chocolatines, la déconnexion des hommes politiques, Jean-François Copé le premier, ne doit plus nous exaspérer, elle doit nous motiver. Elle doit être le terreau de ferveurs populaires dont nous devons profiter pour y planter une graine.

Demain viendra le temps de s’unir, et de proposer.

« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port » Le Cid.

Elections Américaines: la correction qui s’imposait.

Le 9 novembre 2016,

La correction qui s’imposait. 

Essoré par l’attitude hautaine d’un système à bout de souffle, le peuple américain a repris ses droits sur la démocratie.

Ce peuple fier et fort qui s’était tu en espérant des jours meilleurs, chauffé à blanc par ces médias qui voulaient faire l’élection avant même l’entrée aux urnes avait viré à la braise.

En tentant d’étouffer ce feu naissant, l’establishment a fini dans la nuit en compotée sans saveur de ce fruit plein de vers qui se croyait parole du peuple alors qu’il n’était que fruit défendu.

Plus aucun d’entre eux ne met les pieds dans leurs fermes, dans leurs terres, dans leurs villages, dans leurs cafés du commerce, dans leurs églises et dans leurs foyers. Plus aucun ne met les mains dans leur terreau ou leur fumier, dans leur cambouis ou leur charbon, dans l’écorce des fruitiers à s’en perforer d’échardes, ni dans les fours des boulangers ni dans les fours des ménagères.

De la déconnexion de leur quotidien ne reste que des paroles et des idées parfois tant fermentées par l’alambic interminable de la politicaillerie qu’elles pourraient clouer Gargantua au pilori sans même le temps d’une autre gorgée.

Il faut pourtant les boire, ces paroles. Les prendre comme évangile et les interpréter. La bible de chaque homme politique devrait être farcie de ces épices qui relèvent le goût fade d’un quotidien à ne penser qu’à soi.

Quand verra-t-on des hommes politiques qui auront connu la misère? La pauvreté parfois extrême? Les travaux du dimanche pour compléter les gains de la semaine? Les douleurs dorsales de celui qui dort au sol, et qui se penche toute la journée pour cueillir les haricots qui nourriront ses enfants?

À qui la faute? Tous coupables! À trop jalouser ceux qui naissent avec des cuillères en or dans la bouche, le peuple lui-même a semblé oublier la valeur du travail. À trop s’emparer des « success stories », le peuple lui-même a semblé oublier que rien n’est acquis sans souffrance. Qu’il faut parfois savoir rompre avec ce vieux couple que l’on appelle « UMPS » et qui s’impose à nous. En s’imposant entre les Français et la France, le régime des partis nous a obligé au ménage à trois. Ils fricottent pendant que nous balayons leurs saletés.

Alors, le temps de la rupture que vivent les américains depuis ce matin devra s’imposer à nous. Il est aussi temps de rompre avec cette fuite des valeurs qui, depuis 1968, plonge notre société dans un chaos sans nom, sans pères et sans repères.

Le peuple l’a prouvé : comme tout enfant qui a besoin de s’épanouir, s’il n’aspire pas à la violence, il aspire à être protégé des autres plus que de lui-même.

L’autorité qu’on lui impose doit aussi s’imposer à l’agresseur. Même si parfois, une bonne correction s’impose.

Elections Américaines – Deux heures nous séparent…

Le 8 novembre 2016,

Deux heure nous séparent.

Aujourd’hui, 5 heures me séparent de l’hexagone. Plus important encore, deux heures seulement séparent les peuples du monde entier de leurs responsables politiques.

Deux heures nous séparent, paradoxalement si petites et interminables heures hypnotisant le monde entier, pendu à la sentence que rendra son terminal de télévision ou sa centrale d’ordinateur.

Ce que certains appellent la « 1ère puissance mondiale » s’effondre comme un château de cartes pris entre le mistral et la tramontane. Le mistral, ce vent venu de si loin et qui n’a jamais touché terre. La tramontane, qui s’engouffre dans les territoires profonds pour nous souffler l’origine de tout.

Égocentrés, les dirigeants successif de cette entité gigantesque qui n’est en réalité que la 1ère nuisance mondiale n’ont pas su voir, écouter ni même entendre les préoccupations de leurs administrés.

Les singes de la sagesse qui nous gouvernent depuis si longtemps mais qui ne voient, ne disent et n’entendent rien aperçoivent déjà leurs carrières politiques et médiatiques désintégrées par les remontées du peuple profond.

Le 1er pouvoir, celui des médias, s’est attaché tout autour du Globe à camoufler l’échec de ses représentants élus, idiots utiles, en discriminant les ferveur populaires.

Le doigt pointé des citoyens américains sur les échecs « démocrates » gronde pour encore quelques instants tel l’éclair de Zeus pointé sur les vaniteux, les tricheurs et les usurpateurs de leurs volontés légitimes.

Tel prométhée, le messager divin qui offra aux hommes le savoir des dieux, le candidat républicain Donald Trump révéla aux hommes l’essence même de la démocratie: il n’est de pouvoir légitime que celui qui écoute, comprend et relate les mal êtres du peuple profond.

Tel prométhée, le titan condamné qui fut offert en offrande à l’aigle du caucase qui dévorera son rein et lui fera revivre la scène ad vitam eternam, Donald Trump sera, s’il perd, érigé en trophée de guerre au sommet du mont Olympe.

En 2017, celui qui voudra l’héritage légitime des Français devra entamer l’ascension la plus terrible qui soit dans ce monde aseptisé: Affronter et accepter la réalité que les Français décriront, les reconnaître et les défendre en revendiquant les racines profondes de notre nation Française.

 

Lettre à moi-même

Le 4 novembre 2016,

Hier au soir, ils ont tout spolié. Mon nom, la fonction présidentielle, la démocratie, le peuple et la France. 

Autant ce que je fus, homme ou symbole, a pu affronter les cohortes d’enfants-fous et rois (ou d’enfants-rois devenu fous) que la mondialisation plaçait sur l’échiquier politique et social en Mai 1968, autant je ne puis faire rivaliser mon héritage face à ces quelques statues de cire dont la démagogie bien-pensante et médiatique précipite la fonte au soleil qui lui-même se couche derrière l’Amérique.

L’une de ces marionnettes sera peut-être demain le successeur de ce que nous fûmes et, animé par la main de l’Ouest, sera le bourreau de celui que nous aurions dû devenir. 

Cela me remémore cette phrase que je me suis si souvent répétée sur l’autel solitaire de ma mort: « À la fin de votre vie, celui que vous avez été doit rendre des comptes à celui que vous auriez dû être. »

Et cette question qui tourmente mon âme comme un bateau pris dans le tourniquet infernal du syphon qui l’entraîne au fin fond des abysses: « qu’avons nous mal fait, où ai-je échoué? » 

Le bateau France a sombré depuis bien longtemps, depuis ce fameux Mai 1968 où la France voulut le meurtre d’Oedipe qu’elle regrette tant aujourd’hui, en tuant la figure paternelle que je représentais.

Mais… les coups du passé gravés sur l’épave me laissent dire qu’il n’est pas trop tard pour survivre au déluge de la mondialisation sauvage. Ceux qui affaiblissent la fonction présidentielle nous trahissent et rempliront l’arche de Noë de boeufs et de poulets aux hormones, mais je ne laisserai jamais ces traités transatlantiques ouvrir les routes de la transhumance américaine jusqu’à nous.

Ce soir, je m’envole pour la République Dominicaine découvrir une partie de l’héritage que Christophe Colomb a cru nous léguer. Pêché d’orgueil…

Lettre à Yvonne,

Le 3 novembre 2016. Où que tu sois…

Ma chère et tendre Yvonne,

Il est 4 heures du matin, et je ne peux dormir. Je suis là, planant, errant, scrutant ce monde que j’ai contribué à forger mais dont le métal fond à vue d’œil. De l’épée séculaire qu’on appelait France, capable de fendre en deux les querelles des deux grands pôles de l’Est et de l’Ouest comme l’on briserait une allumette pleine de souffre pour fumer la pipe, il ne reste plus que le manche.

La lame que nous avons forgée ensemble, Yvonne, toi dans l’ombre et moi dans la lumière, ne tranche plus. La force de la France, évaporée. La conscience du peuple, absorbée.

Les soubresauts des bonimenteurs qui ont tenté la grandeur sans en avoir les épaules se sont mués en sauts dans le vide dans lequel ils ont entraîné nos enfants, petits-enfants, et leurs propres enfants. Nos familles.Je suis las, Yvonne, de ne faire que planer sur ce monde pour observer de petits êtres peu scrupuleux détruire tantôt à petit feu, tantôt à grands coups de canons, la forteresse que nous avions bâtie pour protéger nos familles. Notre France.

Nous sommes le 3 Novembre, et dans 8 petits jours, je revivrai l’histoire depuis un autre monde, et je te demanderai officiellement de m’accompagner dans cette longue traversée, histoire sans fin à laquelle tu t’es condamnée en m’épousant, entre nous et la France.

Nous revivrons peut-être ces moments de joie, la naissance de nos enfants, ces moments d’appréhension, la maladie de notre fille Anne dont nous avons traversé l’écueil pour ne vivre que les moments savoureux et que j’aime savoir enfin à tes côtés dans ce doux champ de fleurs sauvages où nous rêvions à l’au-delà qui pourrait nous accueillir.

Nous revivrons peut-être ces moments de doute, à l’arrivée de la guerre, de courage à l’appel de la résistance, ou de réjouissance à la fin du joug nazi qui a fait peser sur nos épaules le poids d’un monde que nous étions certainement trop jeunes pour supporter la charge entière.

Mais revivrons-nous ces moments de grandeur, grandeur de la France qui n’existe plus que dans l’idéal que quelques-uns portent si haut tandis que d’autres l’enterrent si profond que même les abîmes s’y perdent? Est-ce là le tournant de notre nation, devrons-nous malgré nous revivre l’Odyssée, la vengeance, le massacre nécessaire à la paix ?

Qui aurait cru, du haut de nos jeunes âges, qu’une tasse de thé nous unirait, renversée sur ta robe comme une vie politique renversée sur la table après ce référendum qui me fera dire « adieu » à ce peuple Français, ce peuple fier et fort que j’aime tant ?

Ma chère et tendre, Yvonne, la guerre idéologique a retenu mon âme qui partait pourtant vers ce monde si paisible dans lequel vous m’attendez, les filles et toi.

Embrasse Anne et Elisabeth pour moi, s’il te plaît. Je ne me suis jamais muré derrière les regrets, mais je ressens parfois la cloison que j’ai bâti autour de vous étouffer ma propre conscience.

Je veille autant que faire se peut sur Philippe.

Je brave ici l’intimité légendaire que nous avions su imposer à nos vies de par ces quelques mots.

Demain, je braverai les consciences pour tenter de raviver les braises du destin inassouvi dont nous rêvions pour la France.

Je vous aime.

Charles.